Archives de catégorie : L’écolo actif

la une de Charlie-Hebdo

Mon article  dans  » Alternatives et Autogestion Tarn et Aveyron », janvier 2015 :

Les milliards d’images que véhiculent nos sociétés ne sont jamais neutres. Le tirage d’une image à plusieurs millions d’exemplaires n’est pas non plus une chose anodine.
je-ne-suis...Il nous fournit… …l’occasion d’une petite leçon de sémiologie, c’est à dire d’analyse de la signification des images.
Rappelons pour commencer qu’il faut séparer l’objet-image de sa signification, ou pour parler de façon plus technique, le signifiant du signifié.
Le signifiant, c’est ce qu’on voit. Le signifié, c’est le faisceau de significations qui s’en dégage.

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le crayon de GB

Mercredi 11 janvier, putain de jour de deuil, nous étions sur la place du Capitole pour un rassemblement spontané. 10000 ? 12000 personnes ? plus ? Dimanche, c’était à Castres. 11000 personnes…Pour l’occasion, nous avons trimballé un énorme crayon taillé dans un poteau télégraphique et monté sur roues; ça ressemble à un petit canon de campagne, c’est marqué « liberté d’expression », mais c’est sans doute inoffensif.
crayon-canon1

Sivens, 25 octobre…

Tout était réuni pour une belle fête pacifique, toute une tranche de citoyens mesclés dans une belle diversité et réunis par un objectif commun, dénoncer  ce projet de barrage dont chaque jour apporte une preuve supplémentaire de la nocivité, par quelque bout qu’on le prenne, bien-fondé contestable, enquêtes bâclées, compensations impossibles, mépris des expertises, montage financier aléatoire, conflits d’intérêts, manœuvres politiciennes, mépris du citoyen, violences policières démesurées …Las, on connait la suite…GB y était, quelques heures avant le drame, déguisé en loup-garou, pas si méchant que ça, pour ajouter sa présence au nombre.

Manifestation de Sivens

GB au Centre National d’Entrainement…

…des commandos à Montlouis, pas pour faire un stage-survie, mais pour répondre à l’invitation du Parc Régional des Pyrénées catalanes pour présenter la voie verte du Haut-Languedoc. Le tout à l’occasion des Journées Vauban. L’occasion rare de découvrir de l’intérieur cette cité militaire depuis Louis XIV…et de goûter aux spécialités locales sous le soleil des Pyrénées Orientales !

une compensation qui n’est pas acceptable

( paru sur le site du collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet)

Les réponse alambiquées et purement comptables du Conseil Général du Tarn confirment tout le mal que je pense de cette prétendue notion de « compensation ». »Dépenser, compenser », la racine est la même. On est face à une logique comptable d’essence néo-libérale qui se contrefiche des impacts réels sur le vivant. Ca avait commencé il y a quelque temps avec les hélicos à la Nicolas Hulot et autres Arthus-Bertrand : je te parcours 1000 km en hélico, mais à la place et « pour compenser », je replante des
arbres ou j’ouvre une école au fond de la brousse.L’arithmétique y trouve peut être son compte, pas la biodiversité.Et que je te verdis mon image et que je me donne bonne conscience à peu de frais.
Déclinaisons possibles :
je fume comme un pompier la semaine mais »pour compenser »
je fais deux heures de running en salle et trois longueurs de piscine le dimanche;
j’ai écrasé accidentellement un gamin mais « pour compenser », le tribunal
estime à tant de milliers d’euros le préjudice;
je détruis des milliers d’hectares de forêt primaire et
« pour compenser » je crée une fondation verte…etc.
on touche le fond de l’absurde comptable avec « la plus-value des travaux »
et les « coefficients multiplicateurs ».
La nature, ça vit, ça meurt, ça pousse, ça se régénère ou ça se pétasse, mais ça ne se compense pas.
Difficile d’expliquer ça à une salamandre écrasée ou un paysan exproprié.
Il s’agit clairement de deux conceptions du monde qui s’affrontent.
c’est peu dire qu »ils » ne sont pas prêts à entendre nos arguments…

fin de parcours

mars 2014, fin de mon mandat d’élu à la commune de Labastide-Rouairoux. Par la même occasion, fin de mon mandat de vice-président du Parc régional du Haut-Languedoc puisqu’il faut être d’abord être élu pour « être au Parc ». Mon entrée en politique en tant qu’élu écolo a commencé en 1977 ( que faisiez-vous en 1977  ? ) ce qui fait vraisemblablement de moi le plus ancien élu écolo du Tarn (j’attends toujours un démenti ). Depuis je me suis frotté avec plus ou moins de succès à 3 municipales, 2 régionales, 1 cantonale, 1 législative… c’est qu’il ne te suffit pas d’avoir des idées, des principes ou des valeurs (ou les trois ), encore faut-il que les électeurs votent pour toi. Le fait d’être élu ne constitue pas à soi seul une sinécure,
ni même l’oeil du cyclone, c’est le début d’une longue série d’emm…d’activités toutes plus prenantes les unes que les autres, avec la conviction d’agir pour le bien public. Cette fois-ci,  je ne remets pas le couvert et je vais donc pouvoir me consacrer à des activités plus personnelles que j’ai longtemps laissées au second plan: écriture de nouvelles, un nouveau roman, mes balades contées, ma musique, mes spectacles de clown pholisophique, mes sculptures et autres installations, une future maison- écolo pardi-, une nouvelle asso, le vélo, mes amis et mes voyages. Comme le prétend la tradition autour du romain Cincinnatus, je « continuerai à  labourer mon champ ».