Archives de catégorie : L’écolo actif

festival du film documentaire, 5° édition

Pour la cinquième année se tiendra à Labastide-Rouairoux-et nulle part ailleurs-le festival du film documentaire Echos d’ici ,Echos d’ailleurs sur les pas de Christophe de Ponfilly. Les 12 – 13 – 14 octobre 2012
Sur le thème des » délices du pouvoir »,
et parrainé par le photographe Reza,
voici le festival du film documentaire
de Labastide-Rouairoux, 5° édition !

Plus de trente documentaires présentés par leurs réalisateurs,
des débats, agoras,
une librairie,
de la musique vivante,
un camion-cinéma,
un film réalisé par les collégiens,
un coup de chapeau à Christian Rouaud,
une expo -photo de Philippe Assalit,
des grands invités, le juge Thiel,
Daniel Mermet, une cantine,
des animations, des plasticiens,
des bonus, des hors-les-murs,
l’association Echos-ci Echos-la,
une yourte…
et un raton-laveur,
cent une raisons de venir nous rejoindre
au festival de Labastide-Rouairoux !

A BIENTÔT !
5°festival-film

aux militants Verts la Patrie reconnaissante ?

Camarades Verts, verdâtres, vermisseaux ou vermillon,
écologues, écolâtres, écophiles,
j’enregistre sans grande surprise cette vague de défections au sein du mouvement Europe Ecologie-les Verts, suite à une série de résultats peu brillants, série qui se clot d’ailleurs aujourd »hui avec le joli score d’une vingtaine de députés verts à l’Assemblée.
Sans surprise car j’ai pu constater tout au long de mon compagnonnage avec la chose écologique combien la maison écolo était ouverte aux quatre vents, si bien que tout le monde a été , est ou sera un jour écolo. Du reste, je considère que l’écologie n’appartient pas plus aux écologistes que le marxisme n’appartient aux seuls marxistes.
Mais ce n’est pas au touriste écolo auquel je m’adresse, mais aux militants sincères et de longue date qui quittent la chaloupe verte. A ceux-là je dis :
Que croyiez-vous donc ? que l’électorat allait reconnaitre le bien-fondé de nos convictions ? que la République allait enfin entendre notre message ? Je me souviens de la belle énumération que David donnait de ses actions au sein de la mairie. Mais qu’il est vain d’attendre une quelconque reconnaissance ! Il faut à présent admettre que nos idées sont solubles dans la société. La vraie question aujourd »hui est : L’écologie aujourd’hui peut -elle se passer des écologistes ? Ou bien sont-ce les écologistes qui peuvent se passer de la société ?
Aujourd »hui, il m’intéresse moins de savoir d’où vous venez que de connaitre là ou irez. Souvenons-nous en modestie qu’un bon Fukushima- j’assume le cynisme du propos- a fait plus contre le nucléaire que cent mille discours militants et dix millions de tracts. Et encore, un Fukushima par génération car on a déjà enterré Tchernobyl et empaillé Hiroshima.
A l’heure où le vocabulaire de campagne d’un Copé se limite à quatre mots, au jour où une étudiante en droit devient députée par la seule magie du nom de sa tante, au moment où un twitt de quelques mots met en émoi la France entière, comment pouvions nous croire un seul instant que notre discours complexe, exigeant, austère, aurait pu être audible ?
Il n’y a jamais eu d’âge d’or.
Il n’y aura jamais de lendemains qui chantent.
Restent nos quotidiens compliqués que nous devons être à même d’assumer sans rougir le soir en se regardant dans la glace.
Sans oublier de vivre …

11 mars 2012, chaine humaine en vallée du Rhone

11 mars 2012, exactement un an après la catastrophe de Fukushima,  RECH, réaction en chaine humaine, se met en place entre Lyon et Avignon sur plus de 230 km dans le site le plus nucléarisé d’Europe  !
Nous nous sommes retrouvés plus de 60000 tout au long du parcours à dire non au nucléaire, à demander la sortie de cette impasse technologique et démocratique où nous ont entrainé de force les lobbies fous. Superbe ambiance, soleil chaud et mistral froid. Comme nous sommes arrivés en avance, Marie et moi, nous avons été enrôlés dans l’organisation et nous avons pu vivre l’événement de l’intérieur. Avec nos vélos, nous étions chargés de faire la navette entre la tête et la fin de la chaine sur notre secteur de Sorgues à Bédarrides, répéter les consignes de sécurité, encourager les troupes, donner les dernières infos …et serrer la louche de nombreux potes sur tout le parcours ! photos sur le site
www.chainehumaine.org

chaine-humaine

lettre ouverte à Cécile Duflot

Bonsoir Cécile,

merci d’avoir pris la peine d’écrire à tous les membre et coopérateurs d’EELV dont je suis.
J’ai bien lu  les arguments que tu développes ( pardonne-moi le tutoiement, comme Prévert « je dis tu à ceux que j’aime »)
et qui justifient selon toi la signature de l’accord avec le PS.
En forçant à peine le trait, on serait ainsi passé de l’âge ingrat des écolos gentils mais brouillons, un peu immatures, naïfs en politique, à un parti adulte, roué et capable de négocier de gré à gré avec ses plus redoutables partenaires, dont le PS, et lui arracher un compromis qui te semble un bonus pour la camp écologiste.
Même si cela était, où serait notre victoire quand elle dessine pour l’opinion publique un renoncement sur ce qui fait le socle de nos valeurs ? Comment expliquer à cette même opinion publique le subtil distinguo entre un accord législatif qui n’est pas un accord programmatique ni une plate forme de gouvernement ?
Cette lutte anti-nucléaire, dont nous fûmes quelques uns dès les années 70 à faire le socle de notre combat, loin d’être une monomanie ou une obsession, représente le coeur à jamais brûlant de tout ce qui fonde nos luttes d’aujourd’hui.
En ces temps  de confusion, il n’est  pas inutile de les rappeler :
– la spoliation des richesses minières des pays du Sud
– l’inceste permanent entre l’atome civil et l’atome militaire
– la pointe avancée d’une technologie aveugle aux vrais besoins des gens et au service d’un capitalisme effréné
– le dos tourné à une société civile plus sobre, plus égalitaire et plus juste
– la centralisation des décisions énergétiques aux mains d’une oligarchie dévoyée au service des lobbies
-le cynisme éhonté de notre génération qui se décharge sur les centaines de générations  à venir de la question des déchets

Bref, nous ne nous étions pas trompés quand il y a quarante ans nous pointions les désastres annoncés de la filière électronucléaire.
C’est pourquoi j’ai l’impression aujourd’hui d’un renoncement. Pire, d’un reniement. Oui, nous l’aurons, ce groupe parlementaire à l’assemblée, oui, nous pèserons d’un poids nouveau, je l’espère, dans les décisions législatives. Pas si sûr d’ailleurs,  car les négociations avec le parti socialiste- j’en sais quelque chose dans nos petits territoires-, ne tourne jamais à notre avantage, ancrés qu’ils sont dans leur certitude d’incarner à seuls l’alternance et ayant pris de bien mauvaises habitudes dans leur gestion des affaires locales.
Pour tenter de vaincre l’impétueux courant de cette  droite réactionnaire française, nous avons jeté un pont au dessus du fleuve Sarkozy pour rejoindre la rive socialiste. nous avons été les premiers à traverser, mais nous y aurons perdu en même temps notre âme.

cordialement  à toi,
avec toutes mes convictions écologistes intactes.

« l’effet ciseau « , suite

lu sur le blog « le monolecte », d’Agnès Maillard

Ils n’ont plus besoin de nous.

En fait, nous sommes même un peu encombrants. Comme des wagons vides que l’on détache pour ne pas se les traîner dans la montée.

Chaque Crise n’est jamais que l’accélération brutale et préméditée d’un processus entamé depuis quelques décennies, un processus volontaire et conscient qui consiste à refermer la parenthèse maudite des droits des peuples nés du traumatisme de l’après-guerre. Ce n’est même pas moi qui le dis.
L’objet de La Crise, comme processus économique conscient, constant et entretenu par des politiques qui ne relancent rien parce qu’elles ne sont qu’aggravantes, l’objectif ultime de cet état de choc permanent, c’est la disparition de la classe moyenne mondiale et la liquidation de la population surnuméraire.

Dit comme cela, ça fait un peu exagéré. Complotiste fou. Paranoïaque en pleine crise psychotique. Terroriste, même, un peu, sur les bords.

Mais les faits sont plus têtus que 30 ans de propagande de Crise. Les faits racontent que la richesse mondiale, elle, progresse sans cesse, que l’humanité n’a jamais été aussi riche qu’en ce moment. Ce qui signifie, concrètement, qu’il n’y a aucune crise économique en cours. Ce qui signifie, concrètement, que toute politique visant à réduire encore un peu plus les moyens de subsistance d’une partie de plus en plus importante de la population mondiale est une politique délibérée de paupérisation à grande échelle, une politique de création artificielle d’inégalités insupportables, une politique de confiscation des ressources du plus grand nombre pour le profit de quelques-uns.

Ceci n’est pas une putain de crise. Ceci est le bout du chemin. Ceci est le rétablissement d’une société féodale, où la loi du plus fort, du plus riche écrase tous les autres. Ceci est la négation de tout ce que les peuples avaient construit et gagné depuis seulement 60 ans. Ceci est la fin du Contrat social. Ceci est une fin de civilisation.Ceci est leur réponse, leur solution, à la seule véritable crise actuelle : la crise écologique.

Parce qu’il faut vraiment être naïf pour penser que la part la plus gaspilleuse et profiteuse de notre population n’a pas pris la mesure du véritable danger qui nous guette : le fait que notre nombre, en tant qu’espèce, conjugué à notre mode de vie, implique un épuisement des ressources et donc de nos capacités de survie, toujours en tant qu’espèce, sur cette planète.

Il n’y a, en gros que deux façons de réagir face à la crise écologique majeure :

changer globalement notre mode de vie afin de le rendre supportable pour notre planète. Cela revient grosso merdo à quitter le modèle capitaliste, basé sur la surproduction et la surconsommation d’une bonne grosse minorité de l’humanité, pour un modèle fondé sur les besoins humains véritables, quelque chose qui, en gros, devrait tous nous faire converger vers le mode de vie d’un Bengali moyen. Vaste progrès pour certains d’entre nous, petit changement de braquet et grande révolution intellectuelle pour la majorité d’entre nous et sacrifice incommensurable pour les quelques-uns qui vivent et consomment comme des porcs.
éliminer la concurrence en limitant drastiquement et autoritairement l’accès aux ressources. Favoriser une régulation néo-darwinienne de la population en dégradant globalement les conditions de vie : limitation de l’accès à la nourriture, au logement, aux soins, au repos et à l’éducation. Ne conserver, dans un état de servitude volontaire, que la partie de la population nécessaire pour produire les biens indispensables au confort de la minorité dominante. Libéré du poids démographique, continuer de gaspiller et de se goinfrer sans se soucier des conséquences.
À votre avis, quel choix ont bien pu faire ceux qui nous gouvernent et qui, à ce titre, sont au sommet de notre chaîne alimentaire spécifique ?