Tous les articles par Gérard Bastide

« un coeur brûlant »

Vient de paraitre aux Editions du Larzac, une petite maison qui ne demande qu’à grandir

« Un coeur brûlant »

Une nouvelle que j’avais écrite il y a pas mal de temps, l’histoire de la veuve d’un travailleur de l’industrie nucléaire irradié qui décide pour venger la mort de son mari… de saboter la centrale.

Format sympa, prix confortable: 5€

 

Mister Président

Les Professionnels de la voie verte Passapaïs ont jugé bon de me bombarder président d’honneur de leur association.  Un embaumement de première classe ? Il est vrai que j’ai passé pas mal d’années à travailler sur ce beau projet.  En 1983, au moment de l’arrêt définitif du transport par la SNCF, j’écrivais au Conseil général du Tarn pour lui  demander de ne pas vendre l’emprise de la voie  à des particuliers. De 2008 à 2014, j’ai porté le projet en qualité d’élu référent voie verte. Ensuite, en tant que bénévole. Et utilisateur régulier ! Outre le fait d’être devenu un peu la mémoire de cette voie verte,  je compte bien  être utile à l’avancée  des projets. Alors…

 

Les cahiers de la Montagne Noire

Excellente revue tarno-tarnaise- mais ouverte sur le monde- animée par l’infatigable Françoise Dax-Boyer. Elle a eu la faiblesse de m’inviter à noircir quelques feuillets sur le thème… de la Montagne Noire. Je me suis exécuté . Ca s’appelle « le Grand Contrat ». Les premières lignes ci-après. Pour la suite, votre libraire favori. Demandez, que dis-je, réclamez les Cahiers de la Montagne Noire, N°4, automne 2020-hiver 2021 !

Je grimpe par le sentier en froissant les fougères du talus. Encore un effort pour accéder au plateau et je cherche au loin la haute silhouette qui domine la lande. Mon coeur bat plus vif. Toujours là ! Immobile depuis ma dernière visite de l’an dernier. Immuable depuis mai 68. Depuis Waterloo, Notre-Dame de Paris, Gengis Khan, Clovis, Jérusalem, les grandes pyramides. Toujours là depuis l’autre temps des hommes. Je ralentis mon pas à son approche. Avec tout mon respect j’appose mes mains sur sa surface grenue, je colle ma joue contre la pierre-mère. Jaillissant hors du lieu, borne entre couchant et levant, limite entre l’en-deça et l’au-delà, relais de pierre entre les vivants et les morts, idole minérale, pilier de la voûte céleste, fuseau des fées, cairn pour tout voyageur, montjoie, stèle aux héros morts, fierté du clan, sainte quille animiste, maison-du-dieu bétyle tombé du ciel, statue à l’âme de pierre, champ de forces, gnomon astronomique, racine des nuages, condensé d’énergie, idée-idole, index tendu de pierre brute, phallus lithique, prototype de toute verticale, signe de l’homme de toute éternité… on n’en finirait pas d’épuiser toute ses significations.
Pierre-prière : anagramme sacré…

 

 

aménager notre Trafic Renault, la quichenette (2)

Question centrale, l’eau. Le plan de travail a été découpé soigneusement à la scie sauteuse avec un gabarit pour recevoir l’évier. C’est un petit évier en inox Dometic 28X38 fourni avec sa bonde et le bouchon. L’évier est juste collé avec une colle souple qui fera aussi office de joint.  On a choisi un robinet basique en plastique Barwig.

 

Sous l’évier est placé l’alimentation d’eau : un tuyau de 10 mm de diamètre plonge dans l’eau propre du jerrican. Une pompe à pied Damade assure le transfert de l’eau du jerrican vers le robinet (qui reste toujours en position ouverte). Pourquoi une pompe  à pied plutôt qu’un robinet à contacteur 12 v à brancher sur l’allume-cigare ? Toujours dans un souci de simplicité et de plus grande autonomie. Plus c’est simple, meilleur c’est. Sous la bonde se trouve un autre tuyau en 10 mm pour évacuer l’eau usée vers un autre jerrican dédié fixé à l’extérieur.

 

La  « quichenette » prête à l’emploi.

 

aménager notre Trafic Renault, la quichenette (1)

On voulait créer un aménagement sommaire, basique même, mais qui puisse nous permettre de faire un minimum de cuisine en autonomie, utiliser de l’eau à l’intérieur avec une réserve d’eau potable et aussi un récipient pour les eaux usées.  Notre cahier des charges prévoyait un plan de travail de 45X75. Difficile d’imaginer plus petit, sous peine de réinventer la dinette de poupées ! J’ai construit l’ensemble de la quichenette avec du contreplaqué de 18 mm assemblé avec de la cornière perforée. C’est facile à mettre en oeuvre avec quelques vis et ça a un petit côté brut d’usine qui me plait bien.

Je l’ai conçu avec le plan de travail supérieur amovible. En deux parties c’est moins lourd à déplacer et ça permet d’intervenir en cas de problème (qué problème ?). Toujours pour faciliter le déplacement, le « bloc-quichenette » est dotée de 4 roulettes. Pour éviter qu’il se balade quand on roule, il sera attaché (sangles et crochets en bas).

la quichenette remplie

Vu de face, le bloc comprend à gauche le jerrican d’eau propre (20 l) et le réchaud à gaz. A droite prennent placent deux caisses standard, par exemple une pour les denrées et l’autre pour la vaisselle et les couverts. Un tendeur empêche les caisses de valdinguer pendant le transport.

Le plan de travail

réalisé  en contreplaqué de 18 mm. Le plateau est recouvert d’une finition grisée, c’est très classieux ! J’ai trouvé ce panneau en promo en magasin de bricolage. Comme il mesurait 47 X 150, j’ai pu le couper en deux, le munir d’une charnière en long et nous disposons ainsi d’une rallonge bien appéciable. Astuce : le pied de la rallonge a été coupé dans un ancien mât de tente. J’ai même recyclé deux pattes zinguées de la tente pour faire un support pour ce pied à l’arrière du meuble (à suivre…)