Tous les articles par Gérard Bastide

Claude Marthaler et le voyageur menteur

Claude Marthaler, infatigable pédaleur suisse  et prolifique auteur d’ouvrages sur le vélo, a bien voulu rédiger un commentaire, à paraitre dans Cycle-magazine de janvier 2020, sur mon dernier bouquin : « Le voyageur est un menteur »

Après « La Voie Cyclique » (Le Pas d’oiseau, 2011) et « L’intrépide centripète à la recherche du centre » (Artisans-Voyageurs, 2016), le dernier opus de Bastide, frappé d’un mandala en couverture, ressemble à une divagation qui se réclame moins de la biographie, du testament que de la fiction. Mais ne prenez pas l’auteur au mot, car il les tord et les essore. S’il fréquente le réel c’est pour mieux le contourner :« Moi je préfère une histoire sans voyage qu’un voyage sans histoire ». Le vélo serait tout simplement un manifeste philosophique, un objet roulant du désir, un « vélocéros » qui nous octroierait du temps, de l’espace et du silence. Pour autant, le malicieux jongleur de mots nous avoue tout en ellipses se déplacer mieux dans l’espace que dans le temps. Il nous conte sa vie à bord d’un vélo : « On n’est haut que parce que la montagne nous prête provisoirement un peu de son altitude (…) On n’arrête pas les chemins. Ils continuent sans nous (…) Gagner du temps, c’est perdre du vivant ». Le vrai miracle nous dit-il, n’est pas de marcher sur l’eau, mais de rouler sur terre. Et puis, « si l’avenir qu’on nous prédit c’est d’aller droit dans le mur, autant s’y rendre à bicyclette ». Le voyage lui-même est un non-lieu qui ne commencerait que lorsqu’il est raconté. Derrière sa ligne de partage des mots se dissimule un Tour de France à vélo en dix-sept étapes comme une louvoyante préparation au seul vrai voyage. Mais comment donc clouer le bec à la mort ? De quel secours la religion, la science, l’amour ou l’art sont-ils pour résister au « fatal encerclement des jours » ?
« Tournons, tournons (…) on n’est jamais aussi bien qu’en bicyclette ! »

Claude Marthaler

 

l’art circulaire

Après l’économie circulaire,  l’art circulaire. Ne cherchez pas, je viens de l’inventer. Enfin pas tout à fait. Voyez ici. Ou comment recycler les éléments d’une oeuvre démontée pour la remonter ailleurs. Zéro gaspi. Les cônes verts sont les supports de bobines de fil et proviennent d’une usine textile. Les photos disent tout alors je ne vais pas m’évertuer à faire des commentaires (circulaires).

« Le randonneur » et le voyageur menteur

La critique de mon dernier bouquin par Jean-Yves Mounier, alias JYM, à paraitre dans la revue « le Randonneur » de janvier 2020 :

Commentaire de Jean-Yves MOUNIER

Après La voie cyclique  en 2011 et L’intrépide centripète
 à la recherche du centre en 2016, Gérard Bastide vient une nouvelle fois nous enchanter par sa fantaisie, son amour des mots, son sens de l’absurde qui conduit le lecteur là où il souhaite le transporter.
Récit de voyage, non-récit de voyage, récit de non-voyage, non-récit de non-voyage, ce texte enchanteur est tout cela à la fois et le résumer serait le ramener à ce qu’il n’est pas, un texte de plus sur la bicyclette, le voyage, la vie en quelque sorte que Gérard s’est choisie et sait si bien évoquer à travers une avalanche de mots qui donne parfois le vertige et nous conduit loin, très loin… dans le pays imaginaire du « polyfaiseur de multichoses ». Imaginaire ? ou pas.

Le voyageur menteur en Norvège

Un ami lecteur me fait parvenir cette photo de son équipage cycliste sur une route de Norvège. Bien. Le livre qui l’accompagne durant son équipée ? « Le voyageur est un menteur ».  Parfait. Ca me fait naturellement plaisir que mes menteries voyagent aussi loin. A quand une édition en norvégien ? Mais tout à coup je m’interroge : ce lecteur inspiré par mes écrits est-il réellement allé en Norvège ?

« sur la piste de Vincent »

« Sur la piste de Vincent » , un rodemouvie cycliste à la recherche de van Gogh qui nous a menés durant près de trois ans du nord de la Hollande (Frise et Drenthe) jusqu’en Provence à Saint Rémy en passant par Zundert, Otterlo, Nuenen, le Borinage, Auvers sur oise, Paris et Arles. Nous avons tourné la dernière séquence avant-hier avec un Vincent van Gogh plus vrai que nature. Encore merci Sébastien de t’être prêté au jeu ! Pour accéder au film de 44′, c’est par ici !

GB le couteau suisse

Festival « Eloge du voyage lent  » du Caylar 2019. Ou plutôt du « Chaos-lar ». Orage, flotte, programme bousculé, forfait du conteur sur fond d’urgences, comédienne malade, la totale… mais l »équipe organisatrice a bien assuré. De son côté GB a joué les doublures même si…hum… son costume d’emprunt n’était pas vraiment raccord.

 

GB s’affiche

Fin juillet, nous arrivons au Caylar pour le désormais traditionnel festival  « Eloge du voyage lent ». On me pousse du coude : « Tu t’es vu en photo ? ». ‘Fectivement, une affiche grandeur nature orne ( orne ? ) l’angle de la Médiathèque. Les gueux, ils ne m’ont même pas prévenu. D’autant que ne m’y trouve pas précisément  à mon avantage. C’est quoi ce ventre de cinq mois ? Mais bon, pour une fois que je suis à l’affiche…