Tous les articles par Gérard Bastide

la fête d’Allouine et GB

29 octobre, foyer rural de Brousses. Une trentaine de monstres, sorcières, pirates, têtes de mort ou de citrouille envahissent la petite salle des fêtes. Ouf  ! Les parents sont là aussi pour surveiller leur progéniture. Et qui doit les occuper pendant une heure ? C’est bibi. Alors j’ai conté et raconté et joué aussi un peu de zizique. Mais que ne ferait-on par pour Allouine ?


 

installation « Tissons-Desliens »

La 11° édition du festival du film documentaire Echos d’ici, Echos d’ailleurs de Labastide-Rouairoux  était consacrée  à l’art. Pour l’occasion j’ai conçu une sorte de mémorial renfermant une trentaine de citations d’artistes sur papier glacé. Elles sont disposées sur un volume de plusieurs mètres cube formé par des palettes et des cagettes et recouvert de vieilles toiles de jute « les bourras » maintes fois reprisées. Ce volume est  à son tour enclos par des sortes de « pénétrables » à la façon de Soto qui définissent un espace de 20 mètres carrés. Ils sont constitués de milliers de cônes de plastique ou de carton issus eux aussi de l’industrie textile; je comptais réaliser toute l’installation en noir mais les dernières usines textiles que j’ai contactées n’étaient pas en mesure m’en fournissaient pas assez. C’est pourquoi la façade de mon installation est verte (avec une coquetterie rouge au milieu, fente ? ouverture ? cicatrice ?), un côté noir et l’autre en cônes de carton. L’installation est restée visible quelques jours, a été appréciée et vsitée par des classes scolaires.

Love tour 2018

Love Tour qui allait, je le rappelle, de Beaulieu à Beaulieu, Beaulieu à Beaulieu, pour finir  à Beaulieu en passant par Beaulieu. Nous avons donc tenté avec Marie de faire la dernière étape , Beaulieu  (du Gard ) à Beaulieu (près Montpellier ). De love point, un peloton lancé à 32-35 km /h, pas un seul bonjour… et nous loin loin derrière sans carte, sans topo, sans trace, sans GPS en pleine pampa ! D’où le recours aux solutions éprouvées, se guider  à l’estime, au soleil pour finir par dégotter une carte  touristique dans un camping et rallier l’étape deux heures après tout le monde. Bôôôn… reste la photo sympa avec nos potes de chez Cyclable .

le vélo à l’ancienne

Après un passage au « concours de machines » de Bruniquel (Tarn-et Garonne )où j’ai pu voir les réalisations d’une quinzaine
de fabricants de cadres de vélo avec un cahier des charges « bagpacking-longue distance -bivouac »,j’ai plongé cinquante ou quatre-vingt ans en arrière avec l’Anjou vélo vintage : cadre,Saumur sur les bords de Loire,quelques 8500 participants rétro-chapeau melon-bretelles-moustaches-jupe plissée, les paysages de l’Anjou, le Crémant du bord de Loire, la visite de caves, champignonnières, châteaux, etc …super beau temps, on a aimé !

écrivains-reporters en herbe 4

Encore un beau travail plus-que-scolaire mené par Pierre C., le conseiller pédagogique,
les enseignants motivés et les mômes bien enthousiastes à la suite de leur visite au festival Echos-ci
Echos- de Labastide-Rouairoux en octobre 2017. La publication ne peut évidemment pas rendre compte de tout
le foisonnement d’idées, de recherches, d’inventivité mais telle quelle, elle offre déjà une bien belle vitrine
à l’école quand celle-ci se préoccupe d’installer les enfants au plus près de la création contemporaine.
C’est par ici  et je trouve qu’ils m’ont fait un bien bel hommage !

« pédale douce »

« Pédale douce » est le dernier titre de Frank Michel paru aux éditions Livres du Monde. De lui, j’avais déjà lu « éloge du voyage désorganisé ”, une réflexion approfondie sur le voyage, la littérature de voyage, la Nomadie … et voilà que dans ce nouvel opus d’une centaine de pages, l’auteur prend la peine de citer l’Intrépide :

“ Notre cycliste oblique revient à la charge, toujours pacifiquement et à vélo, dans un livre plus déjanté encore, au titre programmatique : l’Intrépide Centripète à la recherche du Centre (2016). Le récit d’un être en marge en quête de son centre. Et pour rayonner en son sein, rien de tel qu’un bon trip à vélo en mode géopoétique, d’où l’on verrait presque le fantôme de Kenneth White surgir en haut d’une colline ou au détour d’un virage… cramponné à son guidon et à l’affût du bruit du monde, le poète cycliste se met en selle et, à petite vitesse pour mieux cerner les hommes et laisser infuser les idées, il cible l’axis mundi, ce pilier de la terre, il erre à la recherche du nombril du monde, pétri d’un humanisme à toute épreuve, défiant toutes les embûches sur son passage. Il fallait bien tout ce détour par le voyage lent pour se recentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire sur le sens qu’on donne à sa vie. A l’issue de trois années de tribulations cyclistes, géographiques et philosophiques, il réussit à nouveau magistralement- comme dans son livre précdent- à éviter l’écueil des journaux ou carnets de voyage cyclotouristiques, si redondants et ennuyeux, en veillant minutieusement à toujours placer les mots devant les roues et la poésie avant l’effort. La preuve que le vélo ne s’apparie pas qu’avec l’effort et la gloire, mais aussi avec la créativité, l’imaginaire, la jouissance, le bonheur et parfois la littérature. »

N’en jetez plus !
Après ça, il ne me reste plus qu’à entrer aux éditions de la Pléiade…