une terrasse montée sur pneus ?

L’idée, c’était de trouver un support solide pour poser notre terrasse par dessus. Toujours selon nos principes : zéro béton, fondations réversibles, matériaux recyclés, prix imbattable, facilité de mise en oeuvre… sans rien lâcher sur la solidité. Je suis donc allé chercher chez mon garagiste préféré les pneus dont j’avais besoin. « Pas de problème, tu prends tout ce que tu veux, tu peux même me débarrasser de tout mon stock ! » L’intérêt, c’est que pour un même diamètre (16 ), on peut disposer de plusieurs épaisseurs (185, 195, 215…) Idéal pour rattraper les inégalités de terrain. Les pneus sont posés  à plat, sans fouille, sur le sol. Pour les ancrer au terrain, 3 tiges de fer à béton diamètre 20 enfoncés  à force jusquà 80/100 cm de profondeur. Les pneus sont ensuite remplis de gravier très soigneusement tassé pour éviter la déformation : ainsi deux pneus superposés contiennent 240 kg de gravier ! Sur mes pneus  correctement alignés j’ai boulonné une traverse métallique de récup constituée de 3 lisses de rack à palette. Elles sont prévues pour supporter 3 tonnes. Pas de problème, on pourra danser sur la terrasse ! Ensuite, mise en oeuvre classique : lambourdes en douglas que j’ai pris soin de protéger de la pluie par un ruban d’étanchéité sur la partie supérieure, muraillère ou sabots métalliques, lames de terrasse (ici, du cèdre ) fixé à la visseuse  à chocs. Finition rustique : c’est ainsi que chez nous, « terrasse » se prononce « ponton » !terrrasse

2 réflexions au sujet de « une terrasse montée sur pneus ? »

    1. Merci de ton intérêt pour cette solution facile à mettre en oeuvre et efficace.
      Je précise que le concept ne date pas d’aujourd’hui et qu’il y a pas mal de maisons
      entières bâties sur des fondations en pneus.
      Nous, nous avons été un peu plus frileux, la maison elle-même est construite sur pieux vissés.
      Notre terrasse fait 9m x 3m. Je l’ai installée sur 4 plots en pneus séparés de 2 mètres chacun.
      Le plot lui-même :- les pneus viennent de chez le garagiste voisin, il est ravi, il ne sait plus quoi en faire,
      je peux en prendre tant que je veux, tout le monde est gagnant.
      – je prépare le sol très sommairement, juste enlever l’herbe et araser proprement.
      – mes plots sont constitués de deux pneus posés l’un sur l’autre. L’astuce, c’est que que je les choisis
      tous de même diamètre, mais ils ont des épaisseurs différentes : 1,95/2,05/ 2,15…
      ce qui m’a permis de rattraper aisément les légères différences de terrain.
      – le plot lui-même : je choisis l’emplacement de mes plots, pose mes deux pneus l’un sur l’autre.
      Une fois que j’ai vérifié la planéité des mes 4 plots à l’aide d’une longue règle, je fixe le plot au sol.
      C’est peut-être inutile, mais j’ai préféré anticiper sur d’éventuels déplacements latéraux.
      Pour éviter cela, je me suis procuré du fer tor ordinaire de 16 ou 20 de diamètre (j’ai oublié ),je le coupe
      en tiges de 1,50 mètre, soit 3 tiges par pneu. Je répartis les trois tiges à l’intérieur du pneu
      à environ 120 degrés les unes des autres et je les enfonce verticalement en force dans le sol avec une masse
      jusqu’à ce qu’elle affleurent le haut du pneu (sauf l’une d’elles*, qui ressort d’environ 20 cm
      et sur laquelle je boulonnerai ma traverse), notre terre est tendre, c’est bien suffisant.
      Dans des substrats rocheux, cela risque d’être plus compliqué. Mais par ailleurs, il y aura
      moins de risque de mouvement des plots.
      Ensuite, chaque plot a été rempli de gravier 5/15. Il faut tasser à mesure, éviter les trous,
      remplir les lèvres des pneus, autour des pieux métalliques. J’ai calculé qu’il m’a fallu environ
      240 kg de gravier par plot. Ce n ‘est pas rien, mais ça concourt grandement à la stabilité de l’ensemble.
      D’autre part, c’est une technique sèche et c’est vraiment pas compliqué.- la traverse : j’ai ensuite relié les quatre plots par une traverse qui est naturellement parallèle
      au bord du mur de la maison. Cette traverse solidarise les quatre plots et en même temps
      servira d’appui pour poser les lambourdes. Elle est constituée de 3 éléments métalliques, des longerons
      de rayonnages industriels récupérés chez le ferrailleur du coin et posés sur chant.L’intérêt, c’est que les pattes
      qui les terminent permettent de les visser entre eux. J’ai ensuite assemblé, toujours avec des pattes
      et des boulons de récup, cette traverse posée sur les pneus avec la tige qui dépasse*. J’ai pris soin
      de coller sur la partie supérieure de cette traverse un film goudronné (style Dipétanch, Sika, Rubson ou autre)
      pour éviter la corrosion dûe aux infiltrations d’eau de pluie.
      -le lambourdage : les lambourdes sont en douglas (18 x 9 ou 10 de mémoire ) et espacées de 85 cm.
      Côté maison, une muraillère vissée avec des vis de 140. Côté traverse, des équerres vissées. Penser à placer aussi
      un film goudronné sur la partie supérieure des lambourdes, toujours pour éviter le pourrissement dû à l’eau de pluie.
      – les lames de terrasse sont en cèdre censé être imputrescible- la scierie nous a fait profiter d’un arrivage
      et on s’est fait plaisir- et vissées avec des vis inox.
      Bilan : le chantier représente tout de même un petit budget, mais rien à voir avec une terrasse vendue et
      installée par un professionnel. Le chantier est sec, facile à mettre en oeuvre, participe au recyclage et à l’économie circulaire,
      l’installation est solide et en même temps facilement démontable en cas de nécessité. Et le plaisir de montrer le résultat aux copains.
      Je précise que notre terrasse a supporté 20 ou 25 personnes pour la crémaillère et n’a absolument pas bougé.
      Je joins quelques photos du chantier.
      Je serai ravi de connaitre la suite de l’histoire.

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